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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:03

Samedi soir 17 octobre, plus de quatre-vingt-dix spectateurs sont venus se divertir au château du roi Roger : objectif atteint, et c'est avec un large sourire qu'ils quittèrent la salle François Rabelais après le spectacle. Il faut dire que l'histoire, au titre un peu racoleur, concoctée par l'auteur, Jean-Philippe COMBE ne ménage pas les situations burlesques, les répliques à double sens, les quiproquos cocasses qui s'enchaînent à un rythme débridé.

L'histoire commence avec la reine Mathilde et le roi Roger aux prises avec leurs problèmes :
-1- leur fille Roxane de 24 ans n'a toujours pas trouvé de prétendant, malgré les efforts de sa suivante Gwendoline

-2- la clef de la ceinture de chasteté de la reine a mystérieusement disparu et le roi ne veut absolument pas qu'un serrurier « manant vienne fourrer son nez dans les affaires de  sa femme » ; devant ce refus obstiné, la reine évoque la solution du divorce, ce que, bien évidemment, son époux refuse pareillement.

Pour trouver un prétendant à sa fille, Roger va confier à son fidèle serviteur Gandulf – pauvre erre hideux, difforme, s'exprimant curieusement et peu futé aux dires mêmes de son maître – la mission de trouver dans les provinces du royaume un « prince sympa, beau garçon, avec belle situation stable, possédant grand appartement équipé, exposé plein sud, capable de marier notre fille ».

Durant ce premier acte, nous apprendrons également que l'illettré Gandulf, sait parfaitement lire les programmes télévisuels, surtout s'ils sont érotiques, que le chien de la maison ne s'appelle pas Lassie, mais plutôt Pluto et qu'il est joueur, bien qu'il soit en peluche. Nous apprendrons aussi que la princesse s'inquiète du désir de son royal Père de la marier ; finalement elle s'opposera à sa volonté et affirmera préférer entrer au couvent ; ce qui fera dire à sa suivante Gwendoline : « Ça, c'est à force d'écouter John Les Nonnes ! »

Enfin, pour résoudre le problème de la ceinture de chasteté de la reine sans le secours d'un serrurier, le roi décide de l'occire et, pour cette basse œuvre, appelle la sorcière Georgette à sa rescousse.

Le rideau tombe sur de profondes paroles du roi Roger : « Qu'il est difficile de régner. Il s'agit de concilier la destinée du royaume avec ses intérêts personnels. Je sens un peu plus chaque jour mon corps plier sous le poids des ans et des responsabilités. Ah ! Pourquoi ne puis-je m'endormir et ne plus trouver à mon réveil que joie et sérénité ? Pourquoi ne puis-je effacer d'un geste les ennuis qui m'accablent ? Pourquoi enfin n'y-a-t-il en ce bas monde qu'une reine assez cruelle pour que j'en sois réduit à faire appel à une sorcière ? Pourquoi ?… (après un temps) Pourquoi j'prendrais pas le flouze pour me casser au Brésil ? »

Si ça, ce n'est pas de la philosophie, alors qu'est-ce que c'est, hein ?

Le second acte va voir les deux princes prétendants, trouvés par Gandulf, se présenter au château. Un représentant – qui se nomme lui-même « prince du bien-être à la maison » – sera un troisième visiteur, imprévu celui-là.

Le premier prince postulant, le chevalier allemand Frau Bluker, va fortement impressionner Georgette qui profitera de l'arrivée de Roger pour s’éclipser discrètement. Sa maîtrise, toute relative, de la langue française « Arh ! Je suis désolé. Je ne manie pas enkore bien fotre belle langue » sera à l'origine de confusions : ainsi lorsque la reine entrera en malmenant Georgette, qu'elle prend pour une bonne embauchée par le roi, la question « Oh ! Fotre femme je suppute ? » offusquera la souveraine « Non mais dites donc, restez poli ! » ; le comble sera atteint quand, pour la saluer et lui faire un baise-main, il demandera au roi : « Fou permettez que je la baise ? », celui-ci  se  fâchera  et  le  provoquera  en duel...  à  cheval.  Crévingtdiou on est au Moyen-Âge non !

Le malentendu levé, la situation évoluera quand la reine réprimandera la sorcière/bonne ; cette dernière, par vengeance, lui jettera un sort qui la fera délirer et voir des éléphants roses dansant Le Lac des Cygnes et autres animaux fantasmagoriques.

 

Le second visiteur sera l'inattendu et maniéré représentant en électroménager qui tentera vainement de vendre aux hôtes du château ses plumeau, aspirateur, sèche-cheveux et autres chaussures jaunes à talon.

Enfin, le chevalier Rock'n'Roll, troisième et dernier visiteur de la journée, venant « auditionner ô yeah  » pour se marier à la royale damoiselle, saoulera la maisonnée, exceptées la princesse et sa suivante plutôt charmées, de ses chansons tonitruantes auxquelles les oreilles du monarque resteront résolument hermétiques.

L'acte se terminera avec le roi jouant gentiment à colin-maillard avec son épouse qu'il poussera néanmoins lâchement dans les oubliettes : « AAAaaaaaah poum ! ».

Voilà voilà, jusque là ce n'est pas joli joli ; mais bon, on est en 1432 avant Ségolène Royal et, paraît-il, ça se passait déjà comme ça !

Le troisième et dernier acte quant à lui se conclura... comme tous les contes de fée de sorcière !

Vous voulez vraiment connaître la fin de cette triste histoire ? Bon, c'est vous que ça regarde ! La troupe Vouneuil sur Planches rejouera

« LA PUCELLE EST ENCEINTE »

samedi 24 octobre à 20 h 30, théâtre de la Monjoie à Monts sur Guesnes

samedi 21 novembre à 20 h30, salle Sonia Delaunay à Liniers

vendredi 11 décembre à 20 h 30, salle Majectic à Neuville du Poitou

Mais  vous  êtes  prévenus,  préparez  vos  mouchoirs,  vous  risquez  de  pleurer… de rire !

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Published by lacles - dans Théâtre
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